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Activités de séminaire: vol en avion de chasse

Si j’ai effectué bon nombre d’activités inhabituelles au fil du temps, l’une d’elles manquait encore à ma collection : effectuer un vol en avion de chasse. Une faute que j’ai finalement réparée la semaine dernière. L’expérience s’est passée à l’aéroclub de Rennes. Je me suis présenté au matin. J’avais eu du mal à m’endormir la veille au soir en pensant à ce qui m’attendait (je crois que vous auriez eu du mal aussi, dans la même situation). J’ai fait la connaissance du moniteur, Alain, qui m’a fait un briefing et expliqué le fonctionnement de l’appareil ainsi que les procédures de sécurité. Puis je suis allé enfiler mon uniforme de vol avant de me rendre sur le taxiway. C’est là qu’il m’attendait : le Fouga à la queue si caractéristique. J’ai senti mon coeur battre sous le coup de l’émotion. Il a beau ne plus être tout neuf, cet appareil conçu pour l’entraînement a servi à l’armée française jusque dans les années 90 ; il a même servi à la Patrouille de France pendant près de 20 ans ! La peur au ventre, j’ai sauté dans le cockpit et me suis finalement attaché au siège. Après toute une batterie de check-lists, on est finalement parti. Première impression un peu décevante, je dois dire : je pensais être plaqué contre mon siège, mais l’accélération est en réalité linéaire. Mais cette impression s’est rapidement effacée tant il y avait à découvrir et à ressentir. Surtout quand le pilote m’a informé qu’on allait commencer la voltige ! Car là, ça a été un choc. On a d’emblée ouvert le bal avec un petit looping, histoire de s’en prendre plein la tête. Nous nous sommes élevés à toute vitesse : en quelques secondes, nous sommes passés de 1000 mètres à 2000 ! A ce moment de la boucle, la pression est hallucinante et les sensations sont tout bonnement incompréhensibles. C’est comme si tout le corps cherchait à se glisser dans le siège. Comme nous nous élevions à la verticale, notre vitesse baissait. Une fois arrivé au sommet du looping, je me suis retrouvé tête en bas, vissé au siège par la vitesse et le harnais. Notre vitesse n’était plus que de 100 km/h (alors qu’elle approchait les 600 km/h au début de la figure !). Puis l’appareil a entamé la courbe descendante, et la vitesse m’a refrappé de plein fouet. Grandiose. A peine sorti de la boucle, le pilote m’a demandé si j’étais d’attaque pour continuer : j’ai répondu avec un grand sourire ; j’étais heureux comme un pape. Alors on a enchaîné. Breaks bien violents, vol dos, tonneaux. Tout y passait. Nous avions à peine terminé une acrobatie qu’une autre suivait. Le pilote me demandait de temps à autre si j’étais encore conscient, et je répondais par l’affirmative. Malgré les évolutions qui allaient croissant, je me sentais très bien, savourant pleinement ces sensations incroyables de perte de contrôle. Pourtant, j’étais tranquille, je me sentais confiant. Curieusement, c’est une fois la voltige terminée que j’ai été pris de haut-le-cœur. Mais vu les sensations que j’avais eues, ce n’était qu’un bien maigre prix à payer ! Si vous recherchez un pur shoot d’adrénaline, c’est une aventure que je vous conseille vivement, mais préparez-vous quand même à remplir le petit sac en papier kraft ! Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers le prestataire qui offre ce vol en Fouga Magister.