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Conférence de la Nouvelle-Orléans: au temps pour nous

Cette semaine, je me suis rendu à la Nouvelle-Orléans pour y suivre un séminaire portant sur le monde du travail. La question du temps de travail en a bien entendu été l’un des thèmes centraux. Si nous avons eu droit aux poncifs habituels sur les sujets de ce type, une intervention en particulier s’est démarquée des autres et m’a donné envie de vous la résumer. L’orateur y exposait en détail comment nous allions travailler de moins en moins… pour gagner de plus en plus ! Et il ne s’agissait pas même d’un voeu pieux, puisque cette transformation est déjà à l’oeuvre. Depuis la première heure de la révolution industrielle, en fait. Les différentes innovations qui ont émergé avec la révolution industrielle nous ont en effet offert la possibilité d’augmenter la richesse collective, de vivre plus sainement, plus longtemps d’une part, mais aussi en meilleure forme. L’activité professionnelle à notre époque demande moins de temps et se révèle en général moins destructrice pour la santé qu’auparavant. On oublie un peu facilement que nous jouissons aujourd’hui d’une qualité de vie dont même les nobles ne pouvaient rêver il y a quelques siècles. Quoi qu’en disent les médias, nous sommes des nantis. L’idée selon laquelle nous devrons à l’avenir tous travailler jusqu’à 80 ans n’a donc pas le moindre sens. C’est l’exact contraire qui va arriver. La recherche accélère sans cesse la productivité de l’être humain et lui permet de travailler de moins en moins, dans de meilleures conditions, tout en gagnant en valeur ajoutée. En Occident, le temps où le secteur agricole représentait 50 % de la population active est depuis longtemps révolu. Grâce au tracteur, à des semences améliorées, aux engrais et au développement des techniques, nous nous sommes libérés de cette pénibilité. Au cours de ces derniers siècles, nous avons avant tout consacré l’augmentation collective de l’espérance de vie et de la richesse à toujours plus de temps libre. Le fait qu’aujourd’hui il faille de nouveau travailler plus longtemps n’est en fait que provisoire. Nous avons seulement pris de l’avance sur du capital qui n’avait pas encore bâti. Cependant, l’évaluation la plus rationnelle touchant notre avenir permet de percevoir plus de richesse, moins de travail et toujours plus de temps libre. S’il ne fallait retenir qu’une chose en définitive de ce séminaire à la Nouvelle-Orléans, c’est que, contrairement à ce que les médias laissent croire, notre avenir est radieux, et notre présent aussi. Si la thématique vous intéresse, je vous laisse le lien pour en savoir plus sur ce séminaire à La Nouvelle-Orléans. Allez sur le site pour plus d’infos.

Conférence de l’Amicale israélo-américaine

Les membres de la communauté israélienne à travers le monde ont célébré hier le 57e anniversaire de l’indépendance de l’État hébreu. Le vice-président américain Joe Biden était pour sa part présent à la réception organisée par Ron Dermer, ambassadeur d’Israël à Washington. Les experts y voient un signe que la Maison blanche veut rétablir des relations de confiance avec Israël — mais les déclarations ne suffiront pas. La communauté juive des USA est traditionnellement considérée comme un bastion du parti démocrate et, de ce fait, la discorde entre le président américain Barack Obama et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est douloureuse pour l’administration américaine. La phase aiguë du conflit semble toutefois toucher à sa fin et les alliés traditionnels, qui s’étaient retrouvés temporairement des deux côtés des barricades, sont à nouveau prêts à s’unir — du moins en paroles. Les premières tentatives d’Obama d’apaiser le conflit ont été entreprises lors d’une interview accordée au New York Times début avril. Il disait comprendre la préoccupation de Netanyahu et mentionnait la nature particulière des relations entre les USA et Israël. Une autre démarche publique importante fut la présence de Biden à l’événement consacré à l’indépendance d’Israël. Obama n’est pas encore prêt à rencontrer personnellement le premier ministre israélien, mais ils s’entretiendront par téléphone. Rappelons que la position des deux dirigeants diverge quant à l’accord en préparation entre les six médiateurs internationaux et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et les solutions pour régler le conflit israélo-palestinien. Ces deux dossiers ne sont pourtant que les épisodes d’une série de différends qui a commencé l’an dernier. En effet, les relations bilatérales avaient déjà été affectées par l’échec des négociations israélo-palestiniennes de 2013-2014 et la longue opération militaire de Tel-Aviv dans la bande de Gaza. Le point culminant de cette « confrontation », selon les experts, a été l’intervention du premier ministre israélien devant le Sénat américain début mars, démarche qu’il avait entreprise sans en informer la Maison blanche. Netanyahu avait alors critiqué le projet d’accord avec Téhéran, important pour Obama. Ses propos sur les « troupeaux d’électeurs arabes qui votent » lors des législatives n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu. Par la suite, Netanyahu a tenté de se distancer de ses déclarations sur les résidents arabes du pays et a présenté ses excuses — mais il était trop tard. La réaction critique de l’administration américaine a été si dure que certains congressistes démocrates ont appelé le président à être moins virulent. La Maison blanche a qualifié les propos sur les Arabes de très alarmants et a même menacé de changer sa politique moyen-orientale alors que Tel-Aviv refuse toujours de reconnaître l’État palestinien. Il était question d’un éventuel refus des USA d’utiliser leur veto sur la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur la reconnaissance de l’État palestinien. Jusque-là, les USA avaient refusé de lever leur veto, entre autres pour protéger les intérêts israéliens.