La colline de Tara

Dernièrement, j’ai fait un voyage de groupe en Irlande. Si nous sommes évidemment passés par la case Dublin, nous avons aussi pu découvrir les richesses de l’arrière-pays, et notamment la colline de Tara, un site archéologique extraordinaire. Celle-ci se situe entre Navan et Dunshaughlin, et si vous voyagez un jour en Irlande, je vous conseille vivement d’y faire un tour. Aux temps préhistoriques, le site de Tara était déjà un important centre rituel, qui acquit encore plus d’importance à l’arrivée des Celtes. Temair figure dans les légendes irlandaises des premiers temps et fut tenu pour être l’endroit où les premiers rois siégèrent. Tara est un site complexe. Il se compose d’au moins 24 monuments individuels. Le plus vieux d’entre eux est une tombe-passage remontant à l’ère néolithique (le carbone 14 le date entre 3000 et 2400 avant notre ère). Mais nombre de structures ont été érigées durant l’âge de bronze ou l’âge de fer et ne sont pas toutes des tombes. Le site comporte également de nombreux raths (des fortifications d’enceinte), des terrassements et des enclos rituels. La plupart ont reçu ultérieurement des noms hauts en couleur. On compte parmi ceux-ci le mont des Otages (une tombe-passage mégalithique), le Rath des synodes et le hall des Banquets. Tara a pris rang de site sacré à cause de sa relation avec les grands rois. Cette charge de chef suprême était généralement tenue par les chefs locaux et ne s’accompagnait pas d’une puissance militaire ou territoriale particulière, mais elle jouissait en revanche d’un prestige extrême. Si le grand roi ne résidait pas à Tara, il participait néanmoins aux cérémonies qui s’y tenaient. La plus importante de celles-ci était la feis temrach (« la fête de Tara ») qui symbolisait l’union rituelle du roi et de la déesse de la souveraineté. Les candidats à la fonction suprême devaient poser une main sur la Lia Fáil (« la pierre du Destin »), une colonne de roche chargée de pouvoir mystique, qui criait lorsqu’elle était touchée par le chevalier qui régnerait. Plus tard, les missionnaires chrétiens voulurent exploiter la réputation de l’endroit en affirmant que l’affrontement décisif de saint Patrick et du grand roi, représentant des païens, s’était tenu sur la colline de Tara. Le site est vraiment fascinant à visiter, parce qu’il y règne encore une atmosphère très particulière. Et pour finir, je vous mets le lien vers l’agence qui a organisé ce voyage de groupe. Si j’ai déjà eu de mauvaises expériences avec d’autres agences, j’ai été ravi de l’organisation de ce voyage. Du transport au logement, il n’y a eu aucun couac. Et ça, c’est plutôt rare, dans un voyage de groupe. Suivez le lien pour le détail de l’agence.

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2nde conférence culturelle de Pau

Nous avons acquis la conviction que, partout où la culture paraît aujourd’hui le plus fortement encouragée, on ne sait rien de ce but. Que l’Etat fasse valoir hautement le zèle qu’il a dépensé en faveur de la culture, il ne la favorise que pour se favoriser lui-même et ne conçoit pas qu’il y ait un but qui soit supérieur à son bien et à son existence. Ce que veulent les profiteurs en demandant sans cesse l’instruction et l’éducation, ce n’est, en fin de compte, que le profit. Quand ceux qui se réclament de la forme s’attribuent le véritable travail en faveur de la culture et s’imaginent par exemple que tout art leur appartient et se trouve au service de leurs besoins, il n’apparaît qu’une chose avec certitude, c’est qu’ils veulent s’affirmer eux-mêmes en affirmant la culture et que par conséquent, eux aussi, n’ont pas pu s’élever au-dessus du malentendu qui existe au sujet de ce problème. Je viens de parler à satiété du savant. Quel que soit donc le zèle que mettent les quatre puissances réunies à se préoccuper de la manière dont elles pourraient utiliser la culture à leur profit, elles n’en apparaissent pas moins débiles et dépourvues d’esprit dès que leur intérêt n’est pas en jeu. Voilà pourquoi les conditions nécessaires à la création du génie ne se sont pas améliorées en ces temps derniers. La répugnance qu’inspirent les hommes originaux a, tout au contraire, augmenté au point que Socrate n’aurait pas pu vivre parmi nous et qu’en tout cas, il n’aurait pas atteint l’âge de soixante-dix ans. Je rappelle ici ce que j’ai déjà exposé dans mon troisième chapitre. Notre monde moderne n’a pas un aspect définitif et durable au point que l’on pourrait prophétiser que l’idée de culture possède, elle aussi, un caractère permanent. On peut même considérer comme probable que le millénaire qui va venir verra naître quelques nouvelles inventions, dont, pour le moment, l’énoncé ferait dresser les cheveux sur la tête de nos contemporains. La croyance en la signification métaphysique de la culture n’apparaîtrait pas, en fin de compte, si effrayante, mais il n’en serait pas ainsi de quelques déductions que l’on pourrait en tirer pour l’éducation et l’enseignement public. A vrai dire, une dose tout à fait inusitée de réflexion serait aujourd’hui nécessaire pour s’abstraire des établissements pédagogiques actuels, en vue d’envisager des institutions absolument différentes et autrement organisées, alors que la seconde ou la troisième génération qui suivra la nôtre en apercevra déjà la nécessité, tandis que les efforts de nos éducateurs de l’enseignement supérieur actuel aboutissent à ce résultat qu’ils produisent des savants, des fonctionnaires de l’Etat, des négociants ou des philistins de la culture ou encore un produit composé de tous ces éléments, ces établissements dont l’invention reste encore à faire, auraient, tout au contraire, une tâche beaucoup plus difficile que d’agir contre la nature en dressant un jeune homme pour en faire un savant. La difficulté réside cependant pour l’homme en ceci qu’il lui faut désapprendre ce qu’il sait en vue de se fixer un but nouveau et il sera extrêmement difficile d’échanger contre des idées nouvelles des principes fondamentaux de notre éducation actuelle, lesquels ont leurs racines dans le moyen-âge et visent à imiter le savant médiéval comme type de l’instruction parfaite.

Conférence de l’UPA

L’UPA, organisation patronale des artisans et commerçants, a claqué lundi 22 février la porte de la négociation sur l’assurance chômage pour protester contre la réforme de la représentativité patronale qui la traite comme une « moins que rien », a annoncé son vice-président Patrick Liébus. « Pour l’instant, être autour de la table avec le Medef et la CGPME, qui nous considèrent comme moins que rien au niveau patronal, pour nous, il n’y a qu’une solution, c’est quitter la salle », a déclaré à la presse le négociateur de l’UPA, dix minutes après le démarrage des tractations au siège du Medef à Paris. La future réforme de la représentativité patronale, qui figure dans le projet de loi El Khomri, prévoit que le mode de calcul de l’audience patronale soit pondéré de telle sorte qu’il tienne compte du nombre d’entreprises adhérentes à hauteur de 20% et du nombre de salariés à hauteur de 80%, alors que la loi actuelle, votée en 2014, tient seulement compte du nombre d’entreprises. « Le gouvernement fait des petites affaires avec le Medef et la CGPME » Cet article transpose un accord Medef-CGPME. « Le gouvernement fait des petites affaires avec le Medef et la CGPME, c’est insupportable », s’est emporté le représentant de l’organisation qui est, selon lui, « complètement déconsidérée », « flouée ». « Je suis le négociateur de l’UPA depuis des années, j’ai toujours fait mon travail et j’estime qu’à un moment, il y a une question de respect: le patronat, ce n’est pas une organisation, c’est trois organisations », a-t-il poursuivi. « On discutera quand ce sera le moment, a-t-il ajouté, quand on aura trouvé des solutions et que l’Etat sera revenu à meilleure fortune concernant la qualification de nos entreprises, c’est-à-dire nous donner tout le poids qu’on représente et pas seulement un poids modeste par rapport au Medef ».

En montgolfière sur Aix

Au début de l’été, je me suis rendu avec ma femme en Alpes-de-Haute-Provence pour y effectuer un vol en montgolfière. Sur le retour, nous sommes passés par Manosque et avons décidé de nous y arrêter pour prendre un verre. Deux jours plus tard, nous étions toujours là et avions du mal à repartir. Si la fin du week-end n’avait sonné le glas de ces vacances improvisées, il est probable que nous serions restés. C’est dire si l’endroit possède un certain charme, voire un charme certain ! Surnommée « la Pudique », cette petite ville bâtie sur les dernières pentes du Luberon a su garder, en dépit de son essor économique, l’esprit qui l’a rendue chère à Jean Giono, l’enfant du pays qui y a vécu. L’endroit est particulièrement joli et agréable. Entouré de boulevards bâtis sur les anciens remparts, le centre historique cache de fort belles maisons bourgeoises, d’adorables jardins secrets et des hôtels particuliers, dont l’hôtel de ville, qui témoignent de l’influence architecturale du pays d’Aix. Débouchant sur des portes fortifiées datant du XIVe siècle, la porte Saunerie et la porte Soubeyran, la rue Grande traverse un quartier animé. On peut y ralentir le pas pour admirer les cages d’escalier, les cours intérieures et les balcons ouvragés. Sur la place Saint-Sauveur, une fontaine permet de se rafraîchir avant d’entrer dans l’église, dont le clocher carré est dominé par un magnifique campanile de fer forgé. Notre-Dame-de- Romigier, une autre église romane restaurée au XVIIIe siècle, abrite quant à elle une mystérieuse statue noire de la Vierge. Foyer de culture Provençale, Manosque jouissait déjà d’une belle renommée dans le monde des lettres, mais c‘est évidemment avec Jean Ciono, le fils d’un cordonnier et d’une repasseuse, un homme solitaire et autodidacte, que la ville et ses alentours se sont inscrits sur la carte du Tendre de la Provence. Avec des mots rares et secrètement jubilatoires, l’écrivain parle avec amour et pudeur de sa terre natale. Pour mieux partager sa « joie terrible d’exister », on peut également visiter la villa-musée Lou Paraïs, où il vécut de 1929 jusqu’à sa mort en 1970. Puis monter sur la colline du Mont d’Or pour admirer la riche plaine de la Durance, plantée de vergers et de vignes, et contempler, blottie au fond de la plaine, la ville aux toits roses. On comprend alors pourquoi Jean Giono écrivait : « Le véritable trésor de Manosque est sa beauté. » Une ville à découvrir absolument. Et si vous êtes amateur de beaux paysages, essayez aussi le vol en montgolfière : je n’avais encore jamais vécu d’expérience aussi reposante et contemplative de toute ma vie ! Pour plus d’information rendez-vous sur le site du prestataire de ce vol en montgolfière.

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Conférence de relance de l’économie Grecque

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré mardi soir qu’il a signé l’accord avec Bruxelles « pour éviter le désastre au pays »‘. Le Parlement doit se prononcer cet après-midi sur ce nouveau plan d’aide financière. « J’assume mes responsabilités pour toute erreur que j’ai pu commettre, j’assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays ». Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a reconnu lors d’une interview à la télévision publique grecque ne pas être satisfait de l’accord avec les créanciers pour un troisième plan d’aide financière. « Quand un bateau est en difficulté, le pire pour le capitaine est de l’abandonner », a-t-il martelé en excluant des élections anticipées car « il n’a pas l’intention d’échapper à ses responsabilités ». Alexis Tsipras s’exprimait à la veille du vote crucial au Parlement sur cet accord annoncé lundi à Bruxelles et qui est très mal accueilli par une partie de son parti de gauche radicale Syriza. Il a déclaré par ailleurs « vouloir faire tout ce qu’il peut pour garantir l’unité du parti ». « Ce n’est pas le moment pour des discussions idéologiques » mais de s’assurer de l’accord avec la zone euro. Le Premier ministre a, par ailleurs, laissé entendre que les banques, fermées depuis le 29 juin, allaient le rester encore un bon moment : « L’ouverture des banques dépend de l’accord final qui n’aura pas lieu avant un mois », a-t-il dit, pour ne pas que les Grecs risquent d’aller chercher tout leur argent. Mais il a espéré que la BCE augmente l’ELA (l’aide d’urgence aux banques, ndlr) donc « il y aura la possibilité de retirer plus ». Il a estimé que la nuit de l’accord, celle de dimanche à lundi, « a été une mauvaise nuit pour l’Europe », marquée par « une pression sur un peuple qui s’était exprimé lors du référendum ». « La position des Européens était dure et vindicative », a-t-il dit. Il s’est néanmoins réjoui du plan estimé à un montant entre 82 et 86 milliards d’euros de prêts sur trois ans que la Grèce peut obtenir si elle remplit les conditions imposées, et de l’engagement des créanciers de commencer à discuter de la dette grecque cette année. « C’est une combinaison qui doit faire éviter le Grexit et renforcer les investissement en Grèce », a-t-il espéré.

Pré-Cop21 à Bordeaux

Les catastrophes naturelles ont causé 35 milliards de dollars de dégâts à la mi-2015. Sur ce montant, les assureurs doivent rembourser 12 milliards de dollars. Sur les six premiers mois de l’année, la catastrophe la plus coûteuse était la série de tempêtes hivernales qui a frappé le nord-est des États-Unis et le Canada fin février. Plus de 16.000 personnes sont décédées dans des catastrophes naturelles dans le monde au cours du premier semestre 2015. C’est la conclusion du réassureur allemand Munich Re, qui a publié mardi 14 juillet une étude sur ce sujet. Un bilan plus mauvais que celui des six premiers mois de l’année 2014, où seuls 2800 décès avaient été constatés. C’est toutefois moins que la moyenne des trente dernières années, qui se situe à 27.000 victimes. La raison de cette hécatombe s’explique par l’ampleur du séisme qui a frappé le Népal fin avril et la vague de canicule en Inde et au Pakistan, en juin. Ces deux événements ont causé 12.000 décès. D’un point de vue économique, le montant des dégâts causés par ces catastrophes s’élève à 35 milliards de dollars. Sur ce montant, les assureurs doivent rembourser 12 milliards de dollars. Pour eux, le coût des remboursements n’est pas forcément lié à l’ampleur de la catastrophe mais plutôt au niveau d’assurance. Conséquence: le prix d’une catastrophe est plus élevé lorsqu’elle se produit dans un pays développé, où la majorité des biens sont assurés. Sur les six premiers mois de l’année, la catastrophe la plus coûteuse était donc la série de tempêtes hivernales qui a frappé le nord-est des États-Unis et le Canada fin février. Ces tempêtes ont provoqué 2,4 milliards de dollars de dégâts, pour un coût pour les assureurs de 1,8 milliard de dollars. L’Europe a été moins concernée, même si les tempêtes hivernales ont également frappé. Niklas, qui a traversé plusieurs pays en mars, a provoqué pour 1,4 milliard de dollars de dégâts, remboursés à hauteur de 900 millions de dollars par les assurances.

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Conférence de Paris sur l’économie circulaire

La valeur globale des opportunités circulaires pour les biens de consommation courante peut se monter à 700 milliards de dollars d’économies nettes annuelles en matériaux, ou bien encore s’estimer à un 1,1 pour cent du PIB de 2010 (voir Chap.4, Fig.20). Ces économies pourraient représenter environ 20 pour cent des coûts de matériaux entrant dans l’industrie des biens de consommation courante. Qui plus est, nous estimons les bénéfices suivants : Innovation. Les bénéfices d’une économie plus innovante induisent un développement technologique adéquat; améliorent l’efficacité énergétique, des matériaux, et du travail ; ainsi que des perspectives de profits accrus pour les entreprises. Productivité et préservation des terres agricoles. Le coût de la dégradation des sols est estimé mondialement à 40 milliards de dollars par an, sans prendre ne compte le coût caché de l’utilisation croissante d’engrais synthétiques, la perte de la biodiversité et des paysages remarquables. Une meilleure productivité des sols, moins de perte dans la chaîne de valeur alimentaire, ainsi que le retour bénéfique de nutriments aux terres agricoles devrait permettre de restaurer les atouts de ces écosystèmes. L’économie circulaire, en favorisant la digestion anaérobie d’un stock plus important de matières organiques, puis grâce à la régénération des sols, devrait contribuer à la réduction des besoins en nutriments complémentaires. Potentiel de création d’emploi. Une économie circulaire devrait favoriser la création d’emplois locaux de premier échelon, ou semi-qualifiés, ce qui apporterait une réponse à une préoccupation essentielle des pays développés. L’ensemble de ces gains n’est que le point de départ d’une modification bien plus importante de la création de valeur, à mesure que le monde passera aux technologies et modèles d’affaires circulaires. Au cours de cette période de transition, de nouveaux modèles économiques et de nouvelles technologies adaptés au modèle circulaire vont prendre greffe. Au départ, relativement modestes en termes d’impact, ils se déploieront au sein de niches de marché (par exemple la location de vêtements ou sacs hauts de gamme). Mais au cours des 15 prochaines années, ces nouveaux modèles d’affaires sont appelés à gagner un avantage compétitif de plus en plus important, créant ainsi davantage de valeur par unité de matière. Qui plus est, ils répondront à de nouvelles exigences du marché, associés à des approvisionnements mieux sécurisés, à de plus grands bénéfices pour le consommateur et pour un coût environnemental moindre. Dans un monde de 9 à 10 milliards de consommateurs et une compétition accrue pour l’accès aux ressources, les logiques de marché vont naturellement favoriser ces modèles qui combinent au mieux connaissance spécifiques et collaboration intersecteur, créant une valeur maximale par unité de ressource. Ce qui se fera au détriment de modèles qui s’appuient sur l’extraction accrue et continue de matières premières. La sélection naturelle favorise l’hybridation – et dans ce cas la capacité de combiner processus circulaires et déploiement à grande échelle. Ainsi que nous l’avons vu, ceci n’est pas encore la règle mais les signes d’une évolution du marché en ce sens sont bien présents.

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Activités de séminaire: vol en avion de chasse

Si j’ai effectué bon nombre d’activités inhabituelles au fil du temps, l’une d’elles manquait encore à ma collection : effectuer un vol en avion de chasse. Une faute que j’ai finalement réparée la semaine dernière. L’expérience s’est passée à l’aéroclub de Rennes. Je me suis présenté au matin. J’avais eu du mal à m’endormir la veille au soir en pensant à ce qui m’attendait (je crois que vous auriez eu du mal aussi, dans la même situation). J’ai fait la connaissance du moniteur, Alain, qui m’a fait un briefing et expliqué le fonctionnement de l’appareil ainsi que les procédures de sécurité. Puis je suis allé enfiler mon uniforme de vol avant de me rendre sur le taxiway. C’est là qu’il m’attendait : le Fouga à la queue si caractéristique. J’ai senti mon coeur battre sous le coup de l’émotion. Il a beau ne plus être tout neuf, cet appareil conçu pour l’entraînement a servi à l’armée française jusque dans les années 90 ; il a même servi à la Patrouille de France pendant près de 20 ans ! La peur au ventre, j’ai sauté dans le cockpit et me suis finalement attaché au siège. Après toute une batterie de check-lists, on est finalement parti. Première impression un peu décevante, je dois dire : je pensais être plaqué contre mon siège, mais l’accélération est en réalité linéaire. Mais cette impression s’est rapidement effacée tant il y avait à découvrir et à ressentir. Surtout quand le pilote m’a informé qu’on allait commencer la voltige ! Car là, ça a été un choc. On a d’emblée ouvert le bal avec un petit looping, histoire de s’en prendre plein la tête. Nous nous sommes élevés à toute vitesse : en quelques secondes, nous sommes passés de 1000 mètres à 2000 ! A ce moment de la boucle, la pression est hallucinante et les sensations sont tout bonnement incompréhensibles. C’est comme si tout le corps cherchait à se glisser dans le siège. Comme nous nous élevions à la verticale, notre vitesse baissait. Une fois arrivé au sommet du looping, je me suis retrouvé tête en bas, vissé au siège par la vitesse et le harnais. Notre vitesse n’était plus que de 100 km/h (alors qu’elle approchait les 600 km/h au début de la figure !). Puis l’appareil a entamé la courbe descendante, et la vitesse m’a refrappé de plein fouet. Grandiose. A peine sorti de la boucle, le pilote m’a demandé si j’étais d’attaque pour continuer : j’ai répondu avec un grand sourire ; j’étais heureux comme un pape. Alors on a enchaîné. Breaks bien violents, vol dos, tonneaux. Tout y passait. Nous avions à peine terminé une acrobatie qu’une autre suivait. Le pilote me demandait de temps à autre si j’étais encore conscient, et je répondais par l’affirmative. Malgré les évolutions qui allaient croissant, je me sentais très bien, savourant pleinement ces sensations incroyables de perte de contrôle. Pourtant, j’étais tranquille, je me sentais confiant. Curieusement, c’est une fois la voltige terminée que j’ai été pris de haut-le-cœur. Mais vu les sensations que j’avais eues, ce n’était qu’un bien maigre prix à payer ! Si vous recherchez un pur shoot d’adrénaline, c’est une aventure que je vous conseille vivement, mais préparez-vous quand même à remplir le petit sac en papier kraft ! Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers le prestataire qui offre ce vol en Fouga Magister.

Séminaire en Ukraine: confirmation des sanctions

C’est désormais acté, l’UE maintient ses sanctions économiques et financières contre la Russie. Les ministres des Affaires étrangères européens ont entériné lundi cette prolongation de six mois, jusqu’à la fin janvier 2016, toujours en désaccord avec implication de Moscou dans la crise en Ukraine, dont ils dénoncent le « rôle déstabilisateur ». L’Union européenne a décidé de mettre en place ces sanctions contre la Russie le 31 juillet 2014, après l’attaque du vol MH17 de la Malaysia Airlines au-dessus de l’Ukraine orientale. L’appareil a été touché par un missile, et son crash a provoqué la mort de 228 personnes. En mars, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Huit avaient déjà décidé de maintenir les sanctions en vigueur tant que l’accord de paix de Minsk ne serait pas intégralement appliqué. Négocié par Angela Merkel et François Hollande à la mi-février dans la capitale biélorusse, il a été signé par Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Petro Porochenko, et fixe le cadre d’une solution politique à la crise avec comme premières étapes l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et un retrait des armes lourdes de part et d’autres des lignes de front.

Grèce: opération de la dernière chance

Dernière chance. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a présenté ses nouvelles propositions aux créanciers de la Grèce, quelques heures avant un sommet de la zone euro crucial pour éviter au pays un défaut de paiement aux conséquences imprévisibles. La nouvelle a été annoncée dans la nuit de dimanche 21 à lundi 22 juin par Martin Selmayr, le chef de cabinet du président de la Commission, sur son compte Twitter: « Nouvelle proposition grecque reçue par M. Juncker, Mme Lagarde et la Banque centrale européenne. Bonne base pour faire des progrès au sommet de la zone euro ». En allemand, sa langue maternelle, il a évoqué un processus qui s’est fait « aux forceps », alors que les propositions grecques étaient attendues dans l’après-midi de lundi par les créanciers. Aucun détail n’a toutefois été fourni sur le contenu de ces propositions faites par Athènes pour obtenir le déboursement rapide de 7,2 milliards d’euros, promis de longue date, et qui doit lui permettre d’éviter à la fin du mois un défaut de paiement. Lundi, les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), puis les dirigeants des 19 pays qui ont l’euro comme monnaie commune se réuniront à Bruxelles pour éviter au pays ce scénario catastrophe. Un rendez-vous test attend Alexis Tsipras avant le sommet prévu en début de soirée: il doit rencontrer à 11h00 heure française le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le président de la BCE Mario Draghi et le chef de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. Sans avis positif sur les propositions grecques lors des deux sessions de négociations, les chances sont faibles pour que le sommet des dirigeants de la zone euro permette un dénouement devenu urgent. Et sans décision sur le déboursement d’une tranche de prêts de 7,2 milliards d’euros, Athènes, à court d’argent, risque de ne pouvoir honorer le 30 juin un remboursement de 1,5 milliard d’euros au FMI, un scénario aux conséquences imprévisibles. La possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro, même si ce processus inédit n’a rien de mécanique en cas de défaut, est désormais évoquée ouvertement.

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