Quand le mentor de Fillon voulait plus de transparence

L’affaire Le Pen remet encore une fois la question de la transparence politique au coeur du débat. Des affaires semblables nourrit l’antipathie que suscitent les politiciens chez les citoyens. Un mécontentement d’autant plus justifié que cette situation existe depuis un moment, et que ceux qui nous représentent n’entendent visiblement pas améliorer les choses. Il y a vingt-deux ans déjà, un groupe de travail fut organisé pour une plus grande transparence, et fournit un ensemble de précautions pour contrer les combines obscures. Malheureusement, son adoption fut soigneusement atténuées, indifféremment par tous les partis. Et encore aujourd’hui, pas mal de sénateurs tiennent à ne rien changer sur le sujet. Mais quelle raison invoquent-ils, au final ? La séparation des pouvoirs entre l’exécutif et la justice ? Mais si la Loi requiert cette séparation pour défendre la liberté d’opinion des parlementaires, elle saurait s’étendre à toute autre question qui toucherait un parlementaire. De la sorte, les avantages financiers de ces élus profitent peuvent totalement être inspectés par la justice. Au cours des débats parlementaires qui discutèrent les propositions du rapport, les députés polirent les mesures les plus volontaristes. A d’autres moments, ils rejetèrent des recommandations destinées à davantage de transparence, comme en 2012 quand les élus de tous horizons recalèrent un amendement du centriste Charles de Courson ! C’est ce qui explique qu’en France, en 2017, sénateurs et députés ont toujours le droit d’employer leur famille comme assistants, comme en Grande-Bretagne ou en Espagne, où cette pratique est fort répandue. En revanche, en Allemagne, en Italie et au Parlement européen, les règles sont bien plus restrictives et imposent généralement aux élus de rémunérer les membres de leur famille sur leurs deniers personnels, et pas sur fonds publics. Un exemple à suivre…