Et eux, qui les surveille ?

L’affaire Fillon aura au moins eu un effet bénéfique : mettre en lumière le manque de transparence de nos élites. Dernièrement, je me suis rendu en séminaire pour un incentive, pendant lequel j’en ai parlé toute la journée. Et je me suis rendu compte comme cette histoire a heurté les individus. A gauche comme à droite, tout le monde était d’accord. Même les défenseurs de Fillon le soutenaient par manque de choix, mais ils étaient nettement dégoûtés par les errements de leur prétendant. Cette histoire a clairement désigné le quasi-milliard d’euros qui est versé chaque année aux députés et aux sénateurs. Mais le pire reste la l’attitude de Fillon. Le chevalier blanc qu’il prétendait incarner a abandonné tout sens de la mesure : il s’est présenté en victime, a dénigré les médias. Incriminer ces derniers est à l’évidence une pratique récurrente dans ce type d’histoires. Mais dans cette affaire, séminaire un cap a été franchi. Raffarin a tout simplement demandé à ce que les gens huent les journalistes avant la plaidoirie de Fillon ! L’on n’est plus très loin d’un certain président américain. Venant d’un ex-ministre ! Le problème de notre démocratie, les énarques la considèrent comme une mamelle géante. Les méthodes de Fillon ont montré qu’aucune juridiction d’aucune sorte ne supervise les caisses de nos députés : ceux-ci agissent comme bon leur semble. Il serait temps d’administrer cette zone de non-droit. Il y a eu des précédents allant dans ce sens. Durant longtemps, l’Elysée n’a eu aucun devoir de transparence. Je ne chérit pas particulièrement Sarko mais tout de même, il a fait en sorte que le budget de l’Elysée. Aujourd’hui, chaque centime qui y est dépensé est rendu public ! C’est comme ça que marche une vraie démocratie dans une démocratie, et il serait normal que quelqu’un puisse éplucher l’économie parlementaire. En tout cas, j’ai trouvé cet incentive entreprise m’a séduit. L’agence qui l’a organiséétait vraiment bien organisée.