Séminaire sur l’intégration régionale

L’intégration régionale demeure l’un des vecteurs incontournables pour booster la production de l’industrie manufacturière en Afrique, se sont accordés à reconnaitre les participants à un panel sur « la compétitive et l’intégration commerciale », organisé en marge de la 8-ème Conférence économique africaine, qui se tient à Johannesburg. Le secteur manufacturier est essentiel et sans doute le plus important moteur d’une croissance à long terme et du développement. A mesure que les pays se transforment et passent d’une économie agricole primaire à une économie fondée sur l’industrie et les services, ils dégagent des recettes plus durables, qu’ils peuvent affecter à la croissance, ont-ils souligné. On considère en général que le secteur industriel comprend les industries manufacturières, les industries extractives et la construction. Mais de nombreuses études tendent à montrer que le secteur manufacturier est la branche d’activité industrielle qui offre les plus grandes opportunités en termes de croissance durable, d’emplois et de réduction de la pauvreté en Afrique. Ce secteur, également en recul durant la dernière décennie, est stratégique car il est source d’emplois, d’innovations et produit d’importants effets d’entraînement sur le reste de l’économie par les services bancaires, d’assurances, et de communication qu’il utilise, ont-ils fait remarquer. Dans son exposé intitulé « l’incidence du commerce Nord- Sud et du commerce Sud-Sud sur l’industrialisation en Afrique », Henri Atangana Onda, chercheur à l’Université Yaoundé II au Cameroun, a indiqué que les pays africains disposent d’un avantage comparatif en ce qui concerne le facteur travail.