Pré-Cop21 à Bordeaux

Les catastrophes naturelles ont causé 35 milliards de dollars de dégâts à la mi-2015. Sur ce montant, les assureurs doivent rembourser 12 milliards de dollars. Sur les six premiers mois de l’année, la catastrophe la plus coûteuse était la série de tempêtes hivernales qui a frappé le nord-est des États-Unis et le Canada fin février. Plus de 16.000 personnes sont décédées dans des catastrophes naturelles dans le monde au cours du premier semestre 2015. C’est la conclusion du réassureur allemand Munich Re, qui a publié mardi 14 juillet une étude sur ce sujet. Un bilan plus mauvais que celui des six premiers mois de l’année 2014, où seuls 2800 décès avaient été constatés. C’est toutefois moins que la moyenne des trente dernières années, qui se situe à 27.000 victimes. La raison de cette hécatombe s’explique par l’ampleur du séisme qui a frappé le Népal fin avril et la vague de canicule en Inde et au Pakistan, en juin. Ces deux événements ont causé 12.000 décès. D’un point de vue économique, le montant des dégâts causés par ces catastrophes s’élève à 35 milliards de dollars. Sur ce montant, les assureurs doivent rembourser 12 milliards de dollars. Pour eux, le coût des remboursements n’est pas forcément lié à l’ampleur de la catastrophe mais plutôt au niveau d’assurance. Conséquence: le prix d’une catastrophe est plus élevé lorsqu’elle se produit dans un pays développé, où la majorité des biens sont assurés. Sur les six premiers mois de l’année, la catastrophe la plus coûteuse était donc la série de tempêtes hivernales qui a frappé le nord-est des États-Unis et le Canada fin février. Ces tempêtes ont provoqué 2,4 milliards de dollars de dégâts, pour un coût pour les assureurs de 1,8 milliard de dollars. L’Europe a été moins concernée, même si les tempêtes hivernales ont également frappé. Niklas, qui a traversé plusieurs pays en mars, a provoqué pour 1,4 milliard de dollars de dégâts, remboursés à hauteur de 900 millions de dollars par les assurances.