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Conférence de Paris sur l’économie circulaire

La valeur globale des opportunités circulaires pour les biens de consommation courante peut se monter à 700 milliards de dollars d’économies nettes annuelles en matériaux, ou bien encore s’estimer à un 1,1 pour cent du PIB de 2010 (voir Chap.4, Fig.20). Ces économies pourraient représenter environ 20 pour cent des coûts de matériaux entrant dans l’industrie des biens de consommation courante. Qui plus est, nous estimons les bénéfices suivants : Innovation. Les bénéfices d’une économie plus innovante induisent un développement technologique adéquat; améliorent l’efficacité énergétique, des matériaux, et du travail ; ainsi que des perspectives de profits accrus pour les entreprises. Productivité et préservation des terres agricoles. Le coût de la dégradation des sols est estimé mondialement à 40 milliards de dollars par an, sans prendre ne compte le coût caché de l’utilisation croissante d’engrais synthétiques, la perte de la biodiversité et des paysages remarquables. Une meilleure productivité des sols, moins de perte dans la chaîne de valeur alimentaire, ainsi que le retour bénéfique de nutriments aux terres agricoles devrait permettre de restaurer les atouts de ces écosystèmes. L’économie circulaire, en favorisant la digestion anaérobie d’un stock plus important de matières organiques, puis grâce à la régénération des sols, devrait contribuer à la réduction des besoins en nutriments complémentaires. Potentiel de création d’emploi. Une économie circulaire devrait favoriser la création d’emplois locaux de premier échelon, ou semi-qualifiés, ce qui apporterait une réponse à une préoccupation essentielle des pays développés. L’ensemble de ces gains n’est que le point de départ d’une modification bien plus importante de la création de valeur, à mesure que le monde passera aux technologies et modèles d’affaires circulaires. Au cours de cette période de transition, de nouveaux modèles économiques et de nouvelles technologies adaptés au modèle circulaire vont prendre greffe. Au départ, relativement modestes en termes d’impact, ils se déploieront au sein de niches de marché (par exemple la location de vêtements ou sacs hauts de gamme). Mais au cours des 15 prochaines années, ces nouveaux modèles d’affaires sont appelés à gagner un avantage compétitif de plus en plus important, créant ainsi davantage de valeur par unité de matière. Qui plus est, ils répondront à de nouvelles exigences du marché, associés à des approvisionnements mieux sécurisés, à de plus grands bénéfices pour le consommateur et pour un coût environnemental moindre. Dans un monde de 9 à 10 milliards de consommateurs et une compétition accrue pour l’accès aux ressources, les logiques de marché vont naturellement favoriser ces modèles qui combinent au mieux connaissance spécifiques et collaboration intersecteur, créant une valeur maximale par unité de ressource. Ce qui se fera au détriment de modèles qui s’appuient sur l’extraction accrue et continue de matières premières. La sélection naturelle favorise l’hybridation – et dans ce cas la capacité de combiner processus circulaires et déploiement à grande échelle. Ainsi que nous l’avons vu, ceci n’est pas encore la règle mais les signes d’une évolution du marché en ce sens sont bien présents.